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La violence n’est pas une bonne réponse aux problèmes

3 mai 2015

Face aux difficultés rencontrées dans un pays, la recherche d’une solution pacifique est la meilleure voie. Car elle garantit une plus grande stabilité dans le pays. Mais elle nécessite de la part de tous de la bonne volonté, la prise en compte du besoin des autres et le respect des engagements pris.

Pour aider la Côte d’Ivoire, l’AGI recommande la formation d’une grande famille ivoirienne, qui dépasse les clivages d’ethnie ou de religion. La population doit se mobiliser pour que cette grande famille ivoirienne devienne une réalité.



La Côte d’Ivoire a été confrontée à de grandes difficultés internes par le passé. Elle est encore confrontée des difficultés actuellement. Et elle se sera encore à l’avenir. Car tout pays est amené à confronter des difficultés de tous ordres, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux.

Mais il y a plusieurs façons de faire face à ces difficultés.

On peut y faire face de façon pacifique, en passant par la compréhension des réalités, la concertation et la mise en œuvre de solutions convenant au plus grand nombre. C’est la bonne façon de procéder. Et c’est la solution que prône l’AGI avec l’établissement d’une grande famille ivoirienne.

On peut aussi faire face aux difficultés par la défense d’intérêts égoïstes, la négation du bien commun et l’agressivité, voire la violence. Ce n’est pas la bonne façon d’agir. Mais c’est malheureusement une réponse courante.

Recourir à la violence conduit à radicaliser les positions de chacun, à détruire des biens, voire des vies, et à avoir au final des gagnants et des perdants. Dans certains cas, on peut même avoir surtout des perdants. Car celui qui gagne au terme d’un affrontement violent n’est pas vraiment gagnant. Il a en effet créé de la frustration chez ses opposants. Et ces opposants peuvent vouloir se venger et revenir à l’affrontement plus tard. Le gagnant vit alors dans l’incertitude et la crainte de ce qu’il pourrait se passer. Si les opposants « gagnent » ce nouvel affrontement, l’ancien gagnant devient alors le nouveau perdant.

Tous ces affrontements auront créé des dégâts. Des dégâts matériels peuvent survenir quand des manifestations violentes sont l’occasion de saccager des magasins, des bâtiments divers, des voitures, etc. Mais des vies humaines peuvent aussi être en danger au cours de ces violences, pouvant parfois aller jusqu’à la mort.

Et les affrontements laissent toujours des traces. Des rancœurs peuvent subsister entre anciens adversaires. Cela est d’autant plus vrai que la violence aura été intense et que les dégâts humains et matériels auront été importants.

Recourir à la violence pour tenter de résoudre les problèmes est donc une très mauvaise solution.



Il vaut beaucoup mieux chercher une solution pacifique pour résoudre les difficultés.

La recherche d’une solution pacifique nécessite que toutes les parties soient volontaires pour confronter la situation et la résoudre. Cela ne peut évidemment pas réussir si certaines parties essentielles refusent le dialogue.

Pour mettre en œuvre un processus pacifique, il faut que les parties concernées s’entendent d’abord sur le constat réel de la situation. Chacun doit admettre qu’il y a un problème à régler, même si la perception du problème et les intérêts de chacun sont différents.

Ensuite, il faut que les parties concernées aient la volonté d’aboutir à une solution pouvant convenir à tous ou a minima au plus grand nombre. Cela signifie qu’il faut accepter de prendre en compte les besoins des autres parties, et qu’il faut accepter de faire quelques concessions par rapport à ses propres intérêts. Chacun est gagnant dans une telle posture. Car si chaque partie trouve son compte dans l’arrangement final, cet arrangement a moins de risque d’être remis en cause ensuite, voire d’être anéanti. Ainsi, chacun pourra bénéficier de façon pérenne de ce que l’arrangement lui aura octroyé. C’est tout l’intérêt d’un arrangement « gagnant-gagnant ».

La négociation de l’arrangement doit toujours se faire dans le respect des autres parties. Aucune partie ne doit être négligée, humiliée ou lésée. Au contraire, il faut montrer à chacun qu’il a sa place et sa valeur. Car c’est ainsi que les choses sont voulues par DIEU dans l’univers. Chaque chose qu’il a créée a son rôle à jouer et a son importance dans la création.

Quand un arrangement a été trouvé et accepté par les parties, il est essentiel que cet arrangement soit respecté ensuite. Cela paraît une évidence. Mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Respecter un engagement permet d’établir la confiance. Et la confiance est essentielle pour la pérennité de bonnes relations entre individus ou groupes d’individus. La confiance est aussi essentielle pour la stabilité, la paix et la prospérité d’un pays. Il faut donc tout faire pour établir et maintenir la confiance.



Trouver des solutions pacifiques aux problèmes de la Côte d’Ivoire sera plus facile lorsque la grande famille ivoirienne sera établie. C’est ce que l’AGI veut mettre en place. Tous les habitants de Côte d’Ivoire doivent se sentir faisant partie de la même communauté. Il faut dépasser les clivages d’ethnies ou de religions. Tous les habitants de Côte d’Ivoire sont des hommes, et donc des créatures de DIEU. Ils ont tous les mêmes besoins de vivre en paix, en sécurité et dans de bonnes conditions matérielles. Ils ont aussi besoin de pouvoir se soigner correctement, se distraire, voyager, etc. Cela est vrai de tout homme, quelle que soit son ethnie ou sa religion. Il faut donc se voir tous comme des enfants de DIEU.

L’AGI propose d’aider à construire la grande famille ivoirienne. Mais cela ne pourra se faire que si la population le veut vraiment et si elle se mobilise pour y parvenir. Il est donc de la responsabilité de chacun de vous de faire ce choix. Vous pouvez rejoindre l’AGI pour aider à construire une grande famille ivoirienne. L’AGI ne pourra rien faire sans vous. Les choses ne pourront changer qu’avec vous. Et l’AGI est là pour vous aider si vous le décidez ainsi.


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