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Coopérer est plus efficace qu’être en compétition

3 janvier 2020

Quand plusieurs individus ou plusieurs groupes veulent la même chose, ils peuvent entrer en compétition ou choisir de coopérer.

La compétition pourrait paraître tentante, car il n’y a pas à partager avec les autres. Mais le temps et l’énergie dépensés pour la compétition constituent un vrai gaspillage.

En coopérant, on obtient davantage tout en dépensant moins d’énergie. Et le résultat peut être beaucoup plus important et novateur par l’apport des forces et des compétences de l’ensemble des protagonistes.



Quand plusieurs individus veulent une même chose difficile à obtenir, plusieurs options s’offrent à eux. Ils peuvent renoncer devant la difficulté. Ils peuvent aussi entrer en compétition pour être les premiers ou les seuls à avoir cette chose. Ils peuvent également choisir de coopérer pour obtenir plus facilement ce qu’ils convoitent et ensuite partager.

Cela ne paraît peut-être pas intuitif pour tous, mais la solution la plus efficace et la plus rentable est la coopération, non la compétition. C’est aussi évidemment la plus éthique.

Pourquoi la coopération est-elle la solution la plus efficace ?



Tout d’abord, en renonçant à obtenir la chose convoitée, on n’a évidemment aucun gain. Donc, même si on n’a pas dépensé d’énergie, il n’y a pas de résultat final, donc aucune efficacité. Sauf bien entendu, si une solution alternative est possible. Dans ce cas, on peut se trouver seul à vouloir une chose particulière, et il n’y a plus à choisir entre compétition et coopération. Ou bien on peut se trouver à nouveau dans la situation initiale, c’est-à-dire à être plusieurs à vouloir la même chose.



Qu’en est-il de la compétition ?

Du point de vue individuel, cela pourrait sembler être la meilleure solution. En effet, l’objectif est d’avoir pour soi seul (groupe ou individu) la chose convoitée, sans partager avec les autres. Donc, on espère posséder davantage que dans le cas du partage.

Pourtant, quand on est en compétition, il faut dépenser davantage de temps et d’énergie pour devancer les autres, être plus performant qu’eux ou même les éliminer. Tout ce temps et toute cette énergie mis dans la compétition ne sont pas directement utilisés à obtenir la chose qu’on recherche. Le temps et les ressources qui resteront ne permettront peut-être que d’obtenir ou d’exploiter une partie de ce qu’on voulait. Et peut-être même qu’une partie de la chose convoitée aura été endommagée ou détruite au cours de la compétition. On ne pourra donc pas en bénéficier totalement une fois la concurrence éliminée.

Donc le gain final sera moins important qu’escompté. L’efficacité et la rentabilité de l’énergie déployée sont ainsi diminuées du fait de la compétition préalable.



Voyons maintenant le cas de la coopération.

Dans une coopération, les individus se mettent d’accord sur la contribution et sur la rétribution de chacun. Chaque groupe ou individu œuvre en fonction de ses ressources ou de ses compétences.

Or quand deux personnes coopèrent, le résultat obtenu est souvent supérieur à la somme des résultats du travail individuel des deux personnes. En effet, certaines choses ne sont pas possibles quand on est seul, mais le deviennent quand on est plusieurs. C’est le cas par exemple quand on veut porter ou déplacer des charges lourdes ou encombrantes. Quand on est plusieurs, on peut bénéficier des ressources, des compétences et du soutien des autres, ce qui améliore l’efficacité de chacun et de l’ensemble.

Enfin, quand on coopère, toute l’énergie et le temps disponibles peuvent être utilisés dans le but d’obtenir la chose convoitée. Il n’y a pas de gaspillage de ressources du fait de la compétition.

Donc le gain final est globalement plus important en coopérant qu’en étant en compétition.

Certes, une fois le gain obtenu, il faut le partager. Mais cela reste néanmoins intéressant. En effet, l’énergie dépensée en coopérant est inférieure à la situation du travail en solitaire ou de la compétition. Et ce partage permet de renforcer les liens entre les individus ou les groupes. Elle permet d’envisager de nouvelles coopérations pour obtenir d’autres choses dont on a besoin, en bénéficiant à nouveau des efforts de tous. Et cela est précieux. Car un groupe ou un individu peut être plus performant qu’un autre dans certains domaines. Mais il peut aussi avoir besoin de l’aide de l’autre dans d’autres domaines qu’il maîtrise moins bien. Il est toujours utile d’avoir des alliés.

A long terme, il est donc bien plus profitable de coopérer que d’être en compétition.



Sur le plan éthique également, il est préférable de coopérer. Car ainsi, chacun peut apporter sa contribution au bien commun et bénéficier des gains. L’entraide et le partage sont dans l’éthique.

Les hommes sont tous des enfants de DIEU. Ils sont donc tous frères. Il ne faut pas faire de différences au sein de la communauté humaine. Il ne faut exclure personne. Tout le monde a doit à sa part. DIEU veut que l’amour fraternel et la solidarité règnent entre les hommes. Donc la coopération est naturellement la solution la plus conforme à la volonté de DIEU.



Si la coopération est à privilégier d’une façon générale, cela est encore plus vrai en situation difficile. Car on a alors encore plus besoin d’être solidaires et de s’entraider face à l’adversité. Il ne faut pas céder à la tentation de l’égoïsme. Comme on l’a vu, ce serait un mauvais calcul et ce serait contraire à l’éthique. Il faut au contraire s’efforcer de resserrer les liens de la communauté et encourager chacun à coopérer. C’est ce qui peut permettre de mieux s’en sortir.


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